Le protectionnisme désigne l’ensemble des mesures mises en place par un État pour protéger son économie face à la concurrence étrangère.
Dans un contexte économique incertain, comprendre ces mécanismes devient essentiel, notamment pour celles et ceux qui souhaitent évoluer dans les domaines de la finance, de la comptabilité ou de la gestion.
Définition du concept
Etymologiquement, le protectionnisme provient du mot latin protegere et qui signifie protéger. Dans le cadre de l’économie, il désigne les politiques gouvernementales pratiquées en économie dans le but de protéger ses intérêts ainsi que ceux des entreprises locales contre la concurrence externe. L’objectif de telles pratiques est le maintien et le développement de ses propres facteurs et forces de production. Un tel choix peut porter sur un ou plusieurs secteurs de l’économie.
Le protectionnisme contre le libre-échange
Les mesures prises dans le cadre du protectionnisme limitent l’accès aux marchandises, aux services et aux capitaux étrangers. Dès lors, elles s’opposent au principe du libre-échange. Elles peuvent prendre différentes formes employées séparément ou en combinant plusieurs actions à la fois. Dans le cadre des pratiques protectionnistes, l’Etat peut imposer des limitations voire des interdictions sur les importations.
Dans ce cas, il agit à travers la mise en place de droits de douane, de taxes à l’import et des impôts particuliers. Il peut également prévoir des normes ou des licences s’inscrivant dans le cadre du contingentement qualitatif, comme il a la possibilité de procéder à des contrôles des changes et encourager l’export en accordant des aides, des subventions et des avantages fiscaux incitatifs.
Les différentes formes du protectionnisme
Le protectionnisme peut se manifester sous différentes formes telles que: l’indépendance nationale, la défense des secteurs stratégiques, l’exception culturelle, le patriotisme économique, entre autres. Il est perçu comme une pratique qui s’oppose aux lois du marché, c’est pourquoi il fait l’objet de nombreuses critiques par les adeptes du libre-échange et de l’économie libérale.
En effet, les opposants estiment que le protectionnisme fausse la répartition du travail à l’échelle internationale et favorise les groupes d’intérêts au lieu de l’intérêt général. C’est ce qui impacte défavorablement le niveau de vie. Et c’est ce qui explique leur soutien pour la liberté des échanges des biens et services, considérée comme bénéfique pour le grand public.
Concrètement parlant, plusieurs pays préfèrent adopter des politiques mixtes dosant le libre-échange et le protectionnisme en fonction des avantages à tirer de chaque politique dans tel ou tel secteur. Globalement le protectionnisme est appliqué dans les secteurs en cours de développement ou qui sont considérés comme stratégiques.
Dans la pratique, ces notions ne sont pas uniquement théoriques. Elles influencent directement les marchés, les entreprises et les décisions économiques.
Ne pas les comprendre peut rapidement devenir un frein, notamment pour les personnes qui souhaitent évoluer, se reconvertir ou accéder à des postes avec plus de responsabilités dans les métiers administratifs et financiers.
Comprendre des concepts comme le protectionnisme fait partie des bases attendues dans de nombreux métiers de la finance et de la comptabilité.
Ces compétences ne s’improvisent pas et nécessitent une formation structurée, orientée vers la pratique et les réalités du marché.
Dans la réalité, ce sont ces connaissances qui permettent de faire la différence entre un profil qui exécute… et un profil capable d’analyser et de prendre des décisions.