Nouveau paradigme de l’éducation

Nouveau paradigme de l’éducation

Depuis des centaines d’années, le monde de l’éducation n’a pas beaucoup évolué. Les écoles et les enseignants favorisait une approche traditionnelle qui consiste à transmettre des connaissances des enseignants-es vers les étudiants-es. Ces derniers restaient assis à écouter, prendre des notes (de préférence sur du papier) et pouvaient éventuellement poser quelques questions de temps à autre. Les devoirs étaient faits à la maison et étaient corrigés en classe avec les enseignants qui déterminaient si les réponses étaient correctes ou incorrectes.

Les recherches en sciences de l’éducation montrent qu’une approche d’enseignement traditionnel (le modèle transmissif) a d’importantes limitations en termes de résultats d’apprentissages et de motivation. Des approches innovantes ont montré un impact nettement plus positif sur les apprentissages comme l’utilisation d’une stratégie pédagogique behavioriste appelée la pédagogie de la maîtrise, le cognitivisme, le constructivisme et le socio-constructivisme.

Le but de ces nouvelles approches est de rendre les élèves actifs (learning by doing), de les aider à apprendre de façon autonome avec une formation personnalisée et des évaluations formatives. C’est-à-dire des évaluations intermédiaires pour identifier les points forts et les points à améliorer et identifier l’évolution des apprentissages maîtrisés.

Ensuite, le but est de proposer des exercices pour réguler les apprentissages non maîtrisés avant un examen final (évaluation sommative). Sur la base de ces innovations pédagogiques, des stratégies d’apprentissage telle que la classe inversée ont vu le jour. La classe inversée est une application des derniers courants de pensées en psychologie de l’éducation et est actuellement un sujet très discuté en particulier aux Etats-Unis et au Canada.

Nous vous proposons une vidéo sur une conférence sur l’avenir de l’enseignement supérieur qui montre notamment les changements possibles au niveau stratégique et opérationnel avec les points de vue de jeunes entreprises, mais aussi de haut responsables d’universités.

La notion d’autonomie, de compétences, de service, de collaboration doit être repensé dans un contexte où les habitudes et besoins des apprenants-es ont changé et changent constamment, notamment avec l’apparition des technologies 2.0 comme les réseaux sociaux, mais aussi les technologies de l’éducation adaptative et ou collaboratives. Tous ces changements impactent bien entendu le rôle et les activités d’enseignement qui ne vont pas disparaître. Au contraire, il incombera aux enseignants-es de proposer un accompagnement certes différent, mais qui offrira des conditions de développement de compétences plus solides, de façon plus pertinentes à travers divers outils et processus.