Investir en bourse lorsqu’on n’y connaît rien

Investir en bourse lorsqu’on n’y connaît rien

L’investissement en bourse peut impressionner plus d’un, avec toute la terminologie technique utilisée, la nécessité d’apprendre les expressions et de s’y familiariser en plus de la crainte de perte de son argent en s’y engageant.

Il est tout à fait normal de ressentir de telles inquiétudes et tout le monde passe par cette phase. Au départ, on tâtonne pour passer les premiers ordres, tout en n’ayant pas une compréhension profonde du fonctionnement de la place boursière.

On essaie de glaner quelques informations utiles, tout en apprennent le langage des spécialistes. Ci-après un guide pour apprendre comment investir en bourse.

D’abord, il faut savoir que l’investissement boursier est la meilleure façon de placer son argent et le faire fructifier à long terme. Cependant, il faut reconnaître que la phase de démarrage se révèle assez compliquée.

Pour commencer il faut ouvrir un compte, assimiler les différentes opérations et savoir passer des ordres d’achat et de vente, déterminer le montant à investir et dans quoi placer son argent.

Mais le plus important est de savoir maîtriser ses émotions et ne pas être impulsif. Pour investir sur de bonnes bases, voici les étapes à suivre:

1.Le choix du courtier

Choisir un bon courtier est primordial. Certes, il est possible de passer les ordres par le biais de sa banque habituelle, mais les frais généralement facturés sont trop élevés, sans oublier que dans la majorité des établissements bancaires, il faut appeler le conseiller par téléphone pour la passation des ordres, ce qui se révèle contraignant et pas très pratique.

D’où l’avantage de solliciter les services d’un courtier en ligne, qui est joignable au bout de quelques clics seulement.

Il existe de nombreux courtiers qui proposent leurs prestations, il faut juste sélectionner le bon en se basant sur des critères comme, les frais compétitifs et la qualité de l’agent de courtage. En effet, il faut qu’il soit agréé et aisément joignable.

Pour les petits budgets qui souhaitent passer des ordres occasionnellement, ils peuvent faire appel à un courtier low cost. Alors que pour les investisseurs actifs, ils peuvent opter pour l’un des prestataires qui proposent des forfaits au lieu de se décider pour une offre de base.

En définitive, un courtier low cost, peut convenir à la grande majorité des personnes intéressées par un investissement en bourse.

Il faut prêter attention à un élément de grande importance, à savoir le capital minimum exigé par certains courtiers pour l’ouverture d’un compte chez eux.

Ainsi le courtier français « Bourse Direct » exige 1000 euros, alors que le courtier américain « Interactive Brokers » demande un minimum de 10 000 euros.

2. La fixation du capital à investir en bourse

Plusieurs personnes s’accordent à dire qu’il ne faut placer en bourse, ce qu’on n’est pas prêt à perdre. Mais un tel conseil a une connotation pessimiste.

En effet personne ne souhaite placer son argent sur la place boursière avec la pensée qu’elle peut perdre son argent. D’un autre côté la perte de la totalité du capital investi est synonyme qu’on a procédé de la mauvaise manière. A ce propos une stratégie bien établie ne doit pas engendrer la perte totale du capital investi.

Il est recommandé d’investir en bourse, un capital avec lequel on se sent confortable psychologiquement. Il faut se placer dans le juste milieu entre un montant suffisamment important pour réaliser des gains en bourse, et qui soit raisonnable pour ne pas occasionner de gêne non plus.

Il n’y a pas de montant idéal à placer, il faut juste se fixer une somme qui permet à la personne de tolérer les variations du marché.

De manière générale, il vaut mieux prendre le montant maximal qu’on peut placer en bourse et de le diviser par deux. Une telle démarche permet à l’investisseur de mieux s’habituer aux mouvements boursiers sans être trop inquiété.

3. La passation des ordres

Après l’ouverture d’un compte, l’investisseur a la possibilité d’accéder à des données en temps réel ou en léger différé. Comme il lui sera possible de passer des ordres d’achat et de vente de titres. Pour chercher des titres, l’individu peut soit saisir le nom ou le code qui est associé au titre.

Ainsi pour L’Oréal, il suffit de saisir cet intitulé ou le code correspondant soit OR. Il est possible aussi de lancer la recherche en employant le code ISIN soit une série de chiffres unique pour chaque action ou fonds. Pour trouver les ISIN, on peut les connaître en lançant une recherche sur Google ou Boursorama.

Après la recherche, l’investisseur accède à une fenêtre permettant la passation des ordres.

Ces derniers se déclinent en différents types dont les plus utilisés sont: l’ordre du marché et qui est le plus simple à utiliser, car il suffit juste de saisir la quantité souhaitée pour acheter l’action au prix du marché au moment de la passation de l’ordre d’achat.

Puis il y a l’ordre limite qui permet de déterminer un plafond pour le prix d’achat et au-delà duquel la personne ne souhaite pas acheter.

Cet ordre permet d’éviter d’acheter au plus haut, mais il présente aussi le risque de ne jamais pouvoir acheter le titre si son prix suit une tendance haussière.

Quant à l’ordre stop ou le seuil de déclenchement, il fonctionne de manière inverse à l’ordre limite. Dès lors, il est déclenché de manière automatique, une fois le prix franchit le seuil déterminé par l’investisseur.

Ce type d’ordre se révèle pertinent lorsque l’investisseur ne peut assurer le suivi régulier de ses actions. Ce qui permet de protéger le portefeuille contre de grosses baisses. Cet ordre permet de limiter le risque de perte à la marge prédéfinie par l’investisseur.

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4. La détermination des titres sur lesquels investir

L’un des défis à relever au moment d’investir en bourse est la sélection des titres dans lesquels investir. D’après un dicton populaire l’investissement en bourse peut se révéler aussi simple que complexe selon son propre souhait. 

En ce qui concerne l’option complexe, elle se manifeste au moment de décider de choisir par soi-même les actions ou effectuer son placement.

Évidemment si tout se passe bien, ceci va permettre à la personne de réaliser des gains et des rendements supérieurs à la moyenne dans le temps. Elle peut alors avoir un contrôle sur les valeurs détenues qui composent son portefeuille.

Mais il ne faut pas se leurrer, car pour atteindre ce niveau il faut de l’apprentissage. Il n’est guère simple d’ouvrir juste un compte et de commencer immédiatement les opérations d’achat et de vente d’actions, un peu au hasard.

On court un grand risque de perdre de l’argent. Pour les personnes intéressées par l’investissement boursier, elles doivent d’abord suivre une formation et apprendre à sélectionner les entreprises de qualité.

Pour l’option la plus simple, si l’investisseur ne dispose pas de temps ni d’argent, il aurait plus intérêt d’opter pour les fonds indiciels cotés ou Trackers. Ce sont des produits financiers très simples et qui se distinguent par la faiblesse de leurs frais.

Comme ils ne font que répliquer un indice boursier. Une telle démarche permet d’acquérir en une seule fois les 40 titres de l’indice CAC 40 ou les 500 valeurs composant l’indice S&P 500.

Dans ce cas le fonds détient l’ensemble des titres à la place de l’investisseur qui n’aura qu’à passer un ordre d’achat sur le dit-fonds et laisser prospérer son portefeuille. Cette solution peut être pertinente surtout que le rendement de l’indice américain S&P 500 se positionne aux alentours de 10% par an.

Mais il faut rester vigilant, car les fluctuations des cours boursiers peuvent être très importantes et violentes. Dès lors, l’investisseur doit avoir l’aptitude à tolérer les fortes variations à court terme pour profiter du rendement de son portefeuille à long terme.

5. La gestion des émotions

Loin des considérations purement financières, un investisseur doit savoir contrôler ses émotions, ce qui représente un facteur déterminant dans son succès sur le marché boursier à long terme.

Il faut garder à l’esprit que la bourse ne génère pas la perte d’argent aux investisseurs, ce sont plutôt, les investisseurs qui font perdre de l’argent aux investisseurs.

La réussite sur la place boursière est conditionnée par de la discipline et une force de caractère de la part de l’investisseur, qui doit être capable de faire l’inverse de ce que fait la majorité.

D’ailleurs la crise de 2008 est une preuve en soi. A ce moment, tout le monde craignait d’investir en bourse, alors que l’économie mondiale est en crise. Les quelques investisseurs qui ont eu le courage de préserver leur position ou d’acheter à ce moment-là, ont pu doubler aux tripler leurs gains dans les années qui ont suivi.

D’un autre côté en 1999, quasiment tout le monde croyait qu’il est impensable de ne pas investir en internet qui constitue l’avenir de l’économie mondiale. Or en l’an 2000, la grande majorité des titres du secteur ont perdu de leur valeur, suite à l’explosion de la bulle spéculative.

Un investisseur doit avoir un jugement objectif et ne pas suivre aveuglément les tendances du moment. Autrement dit il doit, éviter d’être victime du cycle émotionnel lié à la bourse, il doit surtout faire preuve de discipline et de méthode.

6. Les trois simples stratégies à suivre

Pour réussir son investissement en bourse, il est possible de suivre trois stratégies des plus simples.

  • La définition d’un plan d’investissement automatique: l’investisseur peut choisir de procéder à un virement mensuel automatique vers son compte de titres. Ceci va lui permettre d’acheter ses actions de manière graduelle et éviter par la même occasion de courir des risques d’investissement sur l’ensemble de ses fonds au plus mauvais moment.
  • La mise en place d’un ordre stop loss: il s’agit de préciser un ordre de vente stop, au moment de l’achat des titres, ce qui va permet de protéger le portefeuille d’éventuelles baisses. Ainsi on peut acheter des valeurs à 100 euros et décider de vendre automatiquement si les titres chutent au- dessous de 90 euros. Cette démarche permet de limiter les pertes à 10 % du capital investi sur une position.
  • La diversification des placements: il est préférable d’investir en différents actifs, au lieu de choisir uniquement les actions.

Ce qui permet de réduire significativement le risque encouru. Si un portefeuille est composé à moitié d’actions et l’autre moitié en obligations par exemple, la perte en cas de chute brusque de la bourse, reste très limitée étant donné que les obligations évoluent inversement au cours des actions.

Il est possible par exemple d’investir 30 % en actions, 30 % en obligations, 30 % en or et de garder les 10 % restantes sous forme de liquidités ou les mettre sur un livret.

En suivant l’une de ces trois stratégies, un investisseur même novice ne prend pas de risque financier conséquent. Il peut réaliser des rendements élevés profitant des gains offerts par les marchés à long terme sans avoir à risquer son argent.