Les femmes demandent-elles des salaires trop bas?

Les femmes demandent-elles des salaires trop bas?

Les femmes sont souvent victimes d’inégalités salariales, mais leur responsabilité est engagée dans ces disparités. Une étude entreprise en 2016 par l’Universum Student ResearchSwitzerland, et dont les résultats sont toujours d’actualité, révèle que les inégalités en matière de rémunération sont bel et bien présentes mais que les personnes concernées contribuent activement à creuser cet écart.

Cette étude était basée sur une enquête portant sur 14’000 étudiant(e)s suisses sondé(e)s, ce qui correspond à 7% des étudiant(e)s en Suisse. Les résultats de l’enquête ont révélé l’existence de plusieurs pistes susceptibles d’expliquer ou de justifier les écarts constatés en matière de salaire entre les deux sexes.

 

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Il paraît que la gent féminine est plus encline à travailler dans des activités génératrices de revenus bien moindres que celles choisies par les hommes. Il y a donc une sorte de discrimination « horizontale » (une discrimination verticale étant le taux d’occupation des niveaux hiérarchiques élevés au sein d’une entreprise ou d’une administration publique). C’est le cas d’ailleurs de la mode, du tourisme, des médias, des arts et des organisations à but non lucratif. D’un autre côté, même la gent masculine qui opère dans ces domaines est mieux payée que les femmes y travaillant. Un tel fait est justifié par les prétentions salariales plus modestes chez les étudiantes.

Dans le milieu du travail, les femmes ont d’autres priorités que la rémunération, notamment le cadre et les conditions du travail, la diversification des tâches et des activités, parmi d’autres. Alors que pour les hommes, ils sont plus en quête d’un contexte stimulant, doublé d’un salaire important. D’ailleurs ils s’orientent souvent vers des postes et des secteurs bien payés. L’étude a révélé que le domaine de l’ingénierie est marqué par un écart conséquent en matière de salaire et qui s’élève à quelque 9’000 CHF par an entre les femmes et leurs homologues masculins. Ce qui souligne, encore une fois, que les femmes en Suisse négocient des salaires beaucoup plus modestes au moment de l’embauche, ce qui creuse encore plus l’écart par la suite. Il devient dès lors difficile de rattraper cette disparité, qui continue à s’accentuer avec le temps.

 

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